08 octobre 2006

En avant-première: La rue Tverskaya, Les berges de la Moskova (épisode 2) et La Porte de la Résurrection (suite et fin)

Ce soir sur Canal Cayou, un documentaire sur la ville de Moscou. Notre envoyée spéciale sur place vous fera visiter la rue Tverskaya puis les berges de la Moskova (du complexe olympique jusqu'au Pont Novoandreievski) et finira par un petit tour sur l'esplanade s'étendant devant le Bolchoï.

Information de dernière minute: suite à la grève impromptue de nos caméramen et ingénieurs du son, le reportage ne sera que photographique et écrit.

Mes chers téléspectateurs, pour votre plus grand plaisir, j'ai une nouvelle fois quitté ma tanière afin de pouvoir vous conter la vie moscovite. J'aime autant vous prévenir que mon périple était assez long donc la description le sera également.

Moscou - 15:26. Je repasse par le marché non loin de la station Baumanskaya, me pâmant devant de minuscules pommes à l'appétissante teinte rouge et jaune pâle, m'emplissant les narines des fumets de poissons séchés ou fumés, observant avec amusement de jeunes gens choisir leur pastèque qu'un homme incroyablement sale sort de la benne d'un camion et regardant avec curiosité les couvre-chefs en feuilles mortes dont se sont coiffés les marchands en l'honneur de l'automne qui commence.

Moscou - 15:29. Après avoir croisé une troupe d'une vingtaine de jeunes hommes en uniforme, une distributrice de tracts avec une perruque bleue, un homme déguisé en sumo et une demi-douzaine de babouchki, je pousse les lourdes portes de la station de métro. Le courant d'air perpétuel qui s'y forme fait virevolter mon titre de transport mais une jeune fille avec un manteau à motif peau de serpent le rattrape au vol et me le rend avec un sourire.

Moscou - 15:51. Je touche le nez du chien porte-bonheur de la station Plodchad Revolutsii (un bout de chance est toujours bon à prendre) et je sors du métro, accueillie par les notes tonitruantes d'un trompettiste alcoolisé (comme en témoignent les diverses bouteilles de bière à ses pieds) qui joue une mélodie approximative sur une bande sonore qui fait un peu penser au son d'un électrophone. Je me dirige vers le TEMNI (Truc En Métal Non Identifié) de la veille pour élucider son énigme.

Moscou - 15:54. Je repasse devant les singes et les rapaces qui sont encore là puis je résouds le mystère de la plaque: c'est le point zéro. J'offre une séance photo aux babouchki et diedouchki (grands-mères et grands-pères) qui ramassent les pièces lancées par les gens quand ils font leurs voeux.

Moscou - 15:57. La musique religieuse de la veille se fait à nouveau entendre et j'aperçois un pope (ou un moine ?), homme barbu et immobile, vêtu et coiffé de noir, qui est assis sur les marches de ce que j'identifierai plus tard comme étant la Chapelle de la Vierge d'Ibérie. Il tient à la main une sorte de boîte de conserve avec une poignée et un couvercle fendu (j'ignore le nom de cet objet, pardonnez-moi si j'hérétise) qu'il agite pour faire tinter les pièces qui s'y trouvent.

Moscou - 15:58. Je m'avance pour passer sous l'une des arches de la Porte de la Résurrection et y croise cette fois une soeur, elle-aussi habillée et coiffée de noir, qui porte autour du cou une sorte de boîte à lettre en bois. Une icône est scotchée dessus et la fente se trouve sur le haut de la boîte. La religieuse remue légèrement la boîte pour faire sonner les pièces à l'intérieur.
Je continue mon chemin et arrive sur la Place Rouge. A ma droite, une trentaine de jeunes hommes en uniforme kaki posent pour une photo mais le temps que je dégaine mon propre appareil, ils ont défait leur formation. Je les prends néanmoins en photo.
Je fais encore quelques pas avant de remarquer un homme en uniforme rouge qui fait les 100 pas devant l'entrée du Musée d'Histoire, surmontée d'un aigle bicéphale doré. J'immortalise le moment et m'avance vers la Place. Malheureusement (ou heureusement), des barrières empêchent les gens de passer à partir du Goum et chose rare, la Place Rouge est totalement déserte. J'en profite pour prendre quelques clichés (voir l'album-photo intitulé "Place Rouge" pour ces derniers et celui de l'homme en rouge).

Moscou - 16:04. Je fais demi-tour, repasse sous la Porte de la Résurrection puis m'attarde encore quelques moments pour prendre en photo quelques détails de la Porte qui m'avaient échappés. Mais avant de commencer à faire la mise au point sur les particularités portuaires (oui je sais, c'est l'adjectif du port et non de la porte mais j'essayais de vous dispenser d'une répétition de plus), mon regard se détourne vers l'intérieur brillant et lumineux du cube bleu turquoise qui se trouve entre les deux arches portuaires (:-P). C'est à ce moment-là que je comprends tout: les popes, les soeurs, la musique... J'ai dû passer une bonne dizaine de fois devant cette Chapelle de la Vierge d'Ibérie et je ne l'ai jamais remarquée. Mais vous le savez aussi bien que moi, on peut passer tous les jours devant quelque chose, on ne prendra pas conscience qu'il est là si on ne fait que le voir alors qu'il faudrait le regarder.

Moscou - 16:05. Je décide de retourner dans le jardin Alexandrovski à deux pas de là pour reprendre en photo les gardes de la Tombe du Soldat Inconnu dont j'avais passablement loupé les clichés la veille. En chemin, j'observe la foule sur la Place du Manège, des hommes-sosies (de Lénine, Poutine ou Marx) et une babouchka qui vend des reproductions d'églises en allumettes.

Moscou - 16:09. Me revoilà devant la Tombe du Soldat Inconnu et sa "garde d'honneur" (réinstallée par Boris Eltsine en 1997). En y regardant de plus près, je vois que les gardes ont au plus une vingtaine d'années. Je m'attarde un peu et j'assiste à l'inspection des deux soldats par celui qui doit être leur supérieur. Ce dernier marche d'une façon bizarre en levant le pied au niveau de la poitrine. Je suis un peu mal à l'aise de voir cette manoeuvre qui me paraît franchement glauque.
Le supérieur se place en face du garde et tire sur sa veste puis passe les bras autour de sa taille pour remettre je-ne-sais-quoi en place (alors qu'à mes yeux de civile, tout semble parfaitement en ordre mais enfin). Le jeune garde n'a pas l'air très réjoui de la manoeuvre. Ayant saisi le visage de l'un des trois jeunes hommes, je regarde cette figure qui semble à peine se remettre de son acné juvénile, les yeux très bleus braqué vers le lointain qui doivent souffrir du soleil en pleine face et le crâne quasiment rasé. Je me détourne de ce spectacle que je n'apprécie guère pour continuer mon chemin.

Moscou - 16:12. J'aperçois un obélisque érigé en face de la deuxième Tour de l'Arsenal et lit dans l'un de mes guides touristiques que cette colonne de pierre a été construite en 1913 pour célébrer les 300 ans de la dynastie Romanov. En 1918, l'aigle impérial a été ôté et les noms des Romanov on été effacés et remplacés par ceux de penseurs révolutionnaires comme Karl Marx ou Friedrich Engels. Je me balade encore un moment dans le jardin Alexandrovski puis retourne sur la Place du Manège où je croise l'une des nombreuses marchandes de jouets ambulantes qui proposent les trois types de jeu qui semblent faire fureur en ce moment à Moscou: le pistolet à produire des bulles de savon qui émet également un bruit désagréable, le soldat qui rampe tout seul et tire en faisant le bruit du pistolet à amorces de notre enfance et de petites étincelles au bout de son fusil puis le troisième: d'affreux petits animaux en peluche qui se déplacent en produisant des sons étranges. A côté de ces marchandes et à deux pas du Ritz de Moscou, un homme fouille les poubelles pour en sortir les cannettes qui doivent se vendre quelque part puisque ce genre de scène est assez courante.

Moscou - 16:37. Ayant un urgent besoin de mictionner, je prends mon âme de reporter à deux mains et je teste pour vous les toilettes à la russe. En fait, ce sont des toilettes de chantier (en plastique) qui émettent des miasmes pestilentiels et dont la porte de la cabine en plastique ne ferme pas à clé.  Je m'acquitte auprès de la préposée de la somme de 10 roubles qui m'est demandée pour me soulager puis entre dans les gogues en toute discrétion (les cabines sont sur une place pleine de monde et il se trouve que par dessus le marché, il y a aujourd'hui des caméras de télévision non loin). Cela étant dit, tout le monde se fout que vous sortiez de ces wc de luxe et personne ne vous remarque. Voilà. Et il y a même du papier. :)

Moscou - 16:41. Je me dirige ensuite vers la rue Tverskaya (qui date du XIVème siècle et qui est l'ancienne route de Tver, une grande ville commerçante). Elle mesure 2,5 km de long donc je ne compte pas la parcourir complètement et je pense m'arrêter à la hauteur de la statue du Prince Youri Dolgorouki, l'homme qui a fondé Moscou en 1147.

Moscou - 16:49. Comme mon ventre crie famine depuis la pomme ingurgitée à mon réveil matinal, vers 11h30, je m'arrête en chemin pour déguster une krochka-kartochka (grosse patate cuite dans de l'aluminium, coupée en deux et fourrée avec tout ce qu'on veut comme par exemple champignons à la crème, lards et oignons frits, allumettes de jambon aux petits pois et cornichons, sauce à l'aneth, chair de crabe, etc) et boire du kvas (bière de pain faiblement alcoolisée).  Le tout se mange debout sur des tables grandes comme un plateau de serveur et qui sont tellement hautes sur pied qu'elles m'arrivent juste en dessous des épaules.

Moscou - 17:03. Une fois rassasiée, je me remets en route et passe devant 3 ados qui jouent du Nirvana (Nevermind pour les connaisseurs). Je les filme un instant et reprends ma marche.

Moscou - 17:05. Je longe ensuite un théâtre, la galerie Samsung, un énorme thermomètre créé pour célèbrer les 800 ans de Moscou et un bâtiment imposant dont une plaque apposée sur sa façade m'apprend que Lénine a pris la parole 4 fois (en 1918 et 1919) depuis le balcon de l'édifice. En face se tient l'énorme statue de Youri Dolgorouki. Je cherche un petit moment un passage souterrain pour traverser la rue Tverskaya et me retrouve au pied de la statue.

Moscou - 17:17. Je photographie la statue du fondateur de Moscou sous toutes les coutures, y compris, vu qu'il est représenté sur son cheval, les parties génitales de sa monture pour voir jusqu'où les sculpteurs ont poussé le réalisme. Je peux donc affirmer que le destrier de ce prince était un étalon (:-P). Je prends ensuite des clichés du bâtiment que j'ai cité juste avant, ainsi que la balcon d'où Lénine prit la parole.

Moscou - 17:23. Je continue encore un peu à remonter la rue Tverskaya et tombe sur une rue transversale qui abrite un casino et une boîte gay (si on en croit les affiches placardées sur le mur attenant). Deux pas plus loin, je trouve un boufiet (un self-sevrice) de la chaîne Sbaro qui se vante de faire de la nourriture italienne mais où l'on mange des pizzas américaines en écoutant la radio française. Les Russes ont le sens de l'authenticité. :)

Moscou - 17:30. J'arrive sur la place Pouchkine sur laquelle trône une statue de l'écrivain. Au pied du monument, des gens ont déposé des fleurs. Sur la Place Pouchkine qui s'étend derrière cette statue, on peut voir un cinéma et une fontaine sur laquelle j'immortalise une jeune fille avec un manteau jaune, des couettes, des feuilles mortes dans une main et un parapluie dans l'autre. Malheureusement, je ne prends que deux photos d'elle et la seule qui soit nette est celle sur laquelle elle fait la moue. Enfin, c'est pas la fin du monde non plus.
En retournant vers la station de métro Pouchkinskaya (voir les photos dans l'album-photo "Le métro moscovite"), je croise un bâtiment clinquant bourré de lumières de toutes les couleurs et de videurs mais un peu plus loin, une Rolls-Royce est exposée dans un sarcophage de verre donc j'imagine qu'il doit s'agir d'un casino ou de quelque chose dans ce genre (PS: après examen des épreuves photographiques, il s'avère qu'il s'agit bien d'un casino appelé le Shangrillah).

Moscou - 17:40. La nuit commence à tomber et je veux absolument aller faire des photos d'un endroit sur les berges de la Moskova. J'y étais déjà allée deux fois mais manque de chance, je n'avais pas amené mon appareil ces fois-là. Je me mets donc en route et reprends le métro à Pouchkinskaya (où, quand je passe, une femme chante d'une très belle voix une chanson russe traditionnelle) jusqu'à Kouznetski Most puis je descends par erreur à Sportinvnaya (une station avant Borobiovi Gori, celle à laquelle je comptais m'arrêter). J'en profite donc pour faire quelques clichés de la station entre deux rames de métro.

Moscou - 18:04. Borobiovi Gori est, je le précise, une station qui n'est pas souterraine. Ses façades sont vitrées et elle se trouve au dessus de la Moskova. Il y a donc une vue assez sympathique. Là, un magnifique lever de Lune m'attend. L'astre est énorme et a une couleur rouge intense. Je me précipite donc à l'extérieur de la station (qui est l'une des rares où il faille descendre pour sortir) pour essayer de prendre une photo de cette Lune exceptionnelle dont je sais par expérience des clichés lunaires qu'elle ne restera pas longtemps ainsi. Manque de chance, à la sortie de la station, il y a un parc plein d'arbres. Arbres qui sont hauts et qui masquent presque complètement la vue. Je me débrouille quand même pour prendre quelques photos en me tortillant entre les barreaux de la grille qui condamne l'entrée du parc, le tout sous l'oeil amusé des deux agents de sécurité qui se trouvent non loin de là.

Moscou - 18:13. Je décide de contourner le parc pour rejoindre les bords de la Moskova, inaccessibles à cet endroit. Je passe devant le complexe olympique où j'ai assisté en septembre dernier au Championnat d'Europe de GRS puis j'arrive enfin devant un paysage plutôt intéressant dont je prends une centaine quelques photos. En fait, depuis cet endroit, on a une vue sur une petite église construite devant un gros bâtiment très moche (il est surmonté par une structure métallique censée représenter un cerveau, enfin, vous jugerez par vous même quand je mettrai les photos en ligne) qui est, je crois, l'Académie des Sciences (en fait, je n'en suis pas sûre du tout).  On a aussi la vue d'un côté sur l'un des 7 gratte-ciels staliniens et de l'autre côté sur le pont Novoandreievski tout illuminé la nuit. Je vais ensuite jusqu'au Pont, je monte dessus prendre en photo une toile d'araignée que j'ai remarquée la fois précédente puis je me mets en quête d'une station de métro.

Moscou - 18:56. Je commence à remonter la très très très longue rue Khamovnitcheski à la recherche de la station Sportinaya censée se trouver dans le coin.

Moscou - 19:16. Je n'ai toujours pas trouvé la station de métro et il faut que je traverse une route à 6 voies  (le trottoir s'arrête là) qui ne comporte pas de passage souterrain où j'ai vu la minute d'avant deux Porsche Carrera qui faisaient vraisemblablement la course griller le feu rouge. Est-ce que je dois commencer à paniquer ?

Moscou - 19:17. Je me tâte: traverse ou pas ?

Moscou - 19:18. J'ai traversé en courant et je suis en un seul morceau. Tout va bien.

Moscou - 19:20. Je passe devant une Poste, ça tombe bien, il me faut des timbres (Les Postes sont souvent ouvertes tous les jours de 8h à 21h et il n'y a pas la queue. Que La Poste Française vienne prendre exemple là-dessus ! :D). La minuscule préposée moustachue avec des lunettes de myope qui lui font des yeux énormes, mais très gentille et très patiente au demeurant, m'informe que le tarif pour les lettres envoyées en France est de 20 roubles par lettre (0,59 €). Malheureusement pour moi, il n'y a plus de timbres de 10 roubles. Je me retrouve donc avec 60 timbres de 6 roubles et 20 timbres de 2 roubles (j'avais demandé de quoi envoyer 20 lettres). Huhuhu.

Moscou - 19:28. J'ai enfin trouvé la station de métro !

Moscou - 19:41. Je m'arrête à Bibliateka imeni Lenina pour acheter un truc à manger pour ce soir mais je me trompe de sortie et me retrouve devant Borovitskaya. Qu'importe, je fais un bout de chemin à pied et en profite pour prendre nuitamment en photo le Manège, la Douma, l'esplanade devant le Bolchoï, l'hôtel Metropol surplombé par la pleine lune puis au retour, un clocher juste au dessus de Plodchad Revolutsii.

Moscou - 20:20. J'ai trouvé le datski hot-dog (hot-dog aux oignons frits et aux rondelles de gros cornichons marinés) de mes rêves près de Dietski Mir. Je me décide à rentrer et manque de me casser la figure en descendant d'un trottoir à cause de mes gambettes fatiguées. Une dame d'un certain âge me rattrape de justesse. Alors qu'on ne vienne pas me dire que les Russes sont toujours des rustres ! :)

Moscou - 20:38. J'ai encore rempli mon appareil photo et je m'asseois avec le coeur satisfait sur les banquettes en vrai simili-cuir du métro, direction la maison.

Fin du reportage et bientôt en ligne pour vos beaux yeux: les photos de cette épopée fantastique.

Cayou - votre dévouée reporter à Moscou.

Edit: les photos de cette balade sont disponibles ici.

Démoulé par cayou à l'heure indue de 23:57 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Les réactions déjà catapultées au sujet de cet article :

    Bravo pour le reportage

    Bien chère Cayou, je vous félicite pour votre reportage plein de vie et d'humour, on s'y croirait.
    Puis-je vous poser une question concernant l'une de vos photos intitulée "Lobnoïe Mesto" ?
    Cela ressemble assez à une meule de pierre, mais je suppose que c'est autre chose...
    Nouvelle question qui ne met pas en cause vos qualités de photographe, rassurez-vous, mais j'ai eu un peu de mal à distinguer le fameux "chien porte-bonheur", dans le métro.
    En chaussant mes besicles et en observant avec attention, je crois distinguer un soldat coiffé d'une casquette, un genou à terre, et qui tient contre lui ce qui doit être un chien.
    Je crois apercevoir une tête, avec un museau blanc, ressemblanrt un peu à une tête de lévrier. Savez-vous pourquoi toucher le nez de ce chien est considéré comme portant chance ?
    La "boîte de conserve" du pope ressemble fort à un tronc utilisé pour faire la quête, de même que la "boîte aux lettres" de la soeur mais vous l'aviez deviné.
    Faire tinter les pièces est sans doute un moyen d'attirer l'attention des passants pour les inciter à verser leur obole.

    Comme l'a chanté Gilbert Bécaud dans sa chanson "Nathalie", "la Place Rouge était vide..."

    Avez- vous vu une babouchka et des hommes-sosies, ou la babouchka vend-elle des reproductions en allumettes ET des hommes-sosies (?).

    La marche du supérieur soldat ressemble fort au "pas-de-l'oie" de sinistre mémoire...

    Je ne connaissais pas la "krochka-kartochka" qui a l'air bien sympathique et rassasiante.

    Vous m'inquiétez cependant lorsque vous dites que vous montez sur le pont (?) pour prendre en photo une toile d'araignée...
    Reporter, certes, mais soyez cependant prudente.
    Votre périple s'est terminé de nuit et traverser cette route à 6 voies me paraît un peu inconscient...
    De grâce, chère Cayou, faites attention à vous, nous tenons tous à connaître la suite de vos aventures. Le vieil homme que je suis se permet de vous donner des conseils de prudence...
    Merci encore pour cette fabuleuse promenade et à bientôt.

    Catapulté par Einstein, le 09 octobre 2006 sur les coups de 21:39
  • Cher Einstein,
    je vous remercie pour vos compliments bien qu'ils soient foncièrement immérités vu la médiocre qualité de cet article.


    Au sujet de Lobnoïe Mesto et du chien "porte-bonheur", je vous offrirai un complément d'enquête sous peu pour répondre à vos questions.


    Merci de m'avoir fourni le mot tronc que j'ai cherché sans résultat lors de l'écriture de mon article. Cependant, je pense laisser les choses telles que je les avais écrites pour que ma description soit la plus fidèle possible.


    "Avez- vous vu une babouchka et des hommes-sosies, ou la babouchka vend-elle des reproductions en allumettes ET des hommes-sosies (?)."

    La première solution était la bonne bien entendu, j'ai corrigé ma phrase pour qu'elle ne prête plus à confusion.


    "La marche du supérieur soldat ressemble fort au "pas-de-l'oie" de sinistre mémoire..."

    J'ai pensé que ça pouvait être ça mais je n'en étais pas sûre. Qu'il soit de sinistre mémoire expliquerai mon malaise face à cette démonstration militaire...


    La krochka-kartochka est effectivement sympathique et rassasiante pour peu qu'on arrive à faire comprendre ce qu'on veut y mettre


    Quant à vos conseils de prudence, je vous en remercie mais rien de ce que je fais n'est sujet à vous inquiéter, soyez sans crainte.

    A bientôt pour les compléments d'information que vous m'avez demandés.
    Cayou

    Catapulté par cayou, le 09 octobre 2006 sur les coups de 22:06
  • Pas de l'oie...

    A vrai dire, chère Cayou, en regardant à nouveau vos photos du soldat qui "marche", je peux dire qu'il ne s'agit pas du pas de l'oie, mais d'un mouvement issu du pas de l'oie (ou l'inverse ?).
    En effet, au pas de l'oie, la jambe s'élève beaucoup moins haut (35° environ).
    Ici, c'est carrémént 90°, voire davantage, ce qui crée une forte impression de malaise, cette démarche étant tout sauf naturelle.
    On est loin des dentelles des danseuses de french-cancan, qui elles aussi levaient très haut la jambe...
    La ressemblance de ce pas avec celle d'un automate est assez troublante. Automate, donc machine, donc incapable de sentiments...
    Dans votre article, vous évoquez aussi le soldat rampant jouet (que j'ai vu en photo), et je ne peux m'empêcher de faire un parallèle.
    Et ce "supérieur" tournant mécaniquement au pas de l'automate autour de ce jeune soldat à la tenue "rectifiée" (?) a quelque chose d'un peu malsain et artificiel.
    Je ne porte pas de jugement ; les coutumes, le decorum, les nécessités militaires (rigueur, discipline, obéissance) peuvent sans doute expliquer cette scène, dont je ne suis cependant guère friand.
    Bien amicalement

    Catapulté par Einstein, le 10 octobre 2006 sur les coups de 15:54
  • Si c'est pas de l'oie, qu'est-ce ?

    Merci pour votre complément d'enquête. Du coup, je ne sais toujours pas comment s'appelle cette façon de marcher (même si fondamentalement, il n'est pas vital que je le sache )...

    Quant au reste de votre commentaire, je ne peux qu'être d'accord avec vous et à votre instar, je ne goûte guère ce genre de démonstrations.

    Mézamitiés

    Catapulté par cayou, le 11 octobre 2006 sur les coups de 01:30

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